
Un accord commercial de libre échange entre la Thaïlande et l’Union européenne en 2024 est envisagé. Cela a du sens car il profite aux entreprises, aux services et à la chaîne d’approvisionnement. Selon David Daly, ambassadeur de l'UE en Thaïlande, le commerce bilatéral a atteint près d'un milliard d'euros (près de 40 milliards de bahts) sur une base hebdomadaire régulière. Un accord global de partenariat et de coopération couvrira également la propriété intellectuelle, les marchés publics et le commerce électronique. Mais un accord sur les visas pourrait être une autre affaire. Srettha Thavisin et Emmanuel Macron, les premiers ministres thaïlandais et français, n’ont pas caché leur désir d’étendre également la « liberté » au monde des visas. Bien que les détails manquent, l’idée générale est de permettre aux citoyens de l’UE d’entrer en Thaïlande sans visa et sans paiement pendant 90 jours, contre 30 jours actuellement. Il s'agit là d'une rupture avec l'accord actuel entre la Russie et la Thaïlande, mais avec une certaine ambiguïté quant à savoir si le séjour de trois mois permet une activité commerciale ainsi que des vacances à la plage. Le Premier ministre thaïlandais ne semble pas trop préoccupé par les récents cas d’abus et de fraude en matière de visa, faisant confiance aux nouvelles technologies et à l’IA pour identifier et expulser les invités indésirables.
Les Thaïlandais ont initialement défendu l’idée selon laquelle les ressortissants de l’UE pourraient entrer dans une zone de type Schengen en Asie du Sud-Est. L'arrivée dans l'un des pays suivants : Thaïlande, Cambodge, Laos, Malaisie et Vietnam donnerait le droit d'entrer dans l'un des quatre autres pays sans visa séparé et sans frais. On n'a pas entendu parler de cette proposition ces derniers temps car les problèmes sont immenses. Par exemple, les autorités cambodgiennes facturent 30 dollars à presque tous les touristes étrangers pour un visa de 30 jours à l'arrivée et sont probablement très réticentes à renoncer à un revenu substantiel. La notion d’un mini-Schengen dans la région Pacifique n’a pas encore été sérieusement discutée au sein de l’ASEAN. Pendant ce temps, les membres de l’UE, à l’exception de la France et de l’Allemagne, sont restés silencieux quant à l’entrée des Thaïlandais dans la zone Schengen sans autorisation préalable. Il existe 27 pays de l’UE, mais Chypre et, plus important encore, l’Irlande sont des pays exclus de Schengen. Cependant, quatre pays sont signataires de Schengen mais ne font pas partie de l'UE : la Suisse, le Liechtenstein, la Norvège et l'Islande. Si ces dizaines de pays – aux priorités souvent contradictoires – ont donné leur feu vert aux propositions de visa Thavisin-Macron, ils l’ont fait dans un secret à couper le souffle. Pourtant, on ne sait jamais.
Les blogueurs britanniques, de Tunbridge Wells au Loch Ness, se plaignent déjà sur les réseaux sociaux que c'était une grave erreur de quitter l'UE en 2020, le Royaume-Uni ne pouvant désormais faire partie d'aucun accord à venir entre l'UE et la Thaïlande. Mais ils ignorent le fait que le Royaume-Uni n’a de toute façon jamais été membre de Schengen, puisqu’il s’en est retiré en 1999. Comme l’a dit un agent de voyages de Pattaya : « Vous ne pourrez jamais ramener une fille au Royaume-Uni après une aventure d’une nuit, et vous ne le ferez jamais.
Article original, https://www.pattayamail.com/latestnews/ ... tle-460380